Portrait Philippe GUILLOT

Ancien « petit chanteur », Philippe GUILLOT a éprouvé très tôt la passion de la direction de chœur, reprenant d’abord son ancienne manécanterie, puis fondant la chorale des jeunes de la Paroisse Saint Maurice de Becon, bientôt affiliée « A cœur Joie ». C’est alors qu’il rencontre Philippe CAILLARD, qui le conduira dans l’exploration des Cantates de Bach, la compréhension des phrasés et du tissu polyphonique ; c’est à lui qu’il doit sa formation de chef de chœur. C’est également autour du répertoire baroque qu’il initiera sa formation à la direction d’orchestre, grâce au mouvement « A Coeur Joie », avec notamment E. LIST et Jean-François PAILLARD.

Professeur de philosophie, il enseigne à Nevers puis à Paris, avant de partir pour dix-sept ans à l’étranger et occuper notamment des postes de directeur de services culturels. Ses activités musicales sont constantes dans des contextes variés : il dirige à Lima (Pérou) le chœur « Amigos de la mùsica » et fonde l’orchestre du même nom, ainsi qu’un ensemble de solistes vocaux et instrumentaux, et donne en concert Monteverdi, Bach, Mozart, mais aussi Stravinsky et Jolivet. Nommé à la tête du Chœur National du Pérou, il donne avec l’Orchestre symphonique de Lima la Cantate 21 et le Magnificat de Bach, grâce au parrainage affectueux de Bernard BURLET, directeur à cette époque du « Banco de Lima ». A Saragosse (Espagne), il fonde un chœur, réunit un orchestre, pour notamment célébrer le dixième anniversaire de la mort de Stravinsky et donner la Cantate, la Messe et le Concerto pour piano et vents avec la soliste Eulalia SOLE.

De retour en France en 1984, il poursuit des études de direction d’orchestre avec Gérard DEVOS et Pierre DERVAUX. Il est lauréat de l’École normale de musique de Paris et de la fondation Yehudi Menuhin en direction d’orchestre. En 1986, il fonde l’atelier choral de Paris-Châtelet (chœur mixte et ensemble vocal féminin) avec lequel il donne en concert des œuvres de Britten, Poulenc, Kodaly. Nommé Chef de chœur à l’École nationale de musique et de danse de Yerres, il dirige Bach, Caldara, Mozart, Vivaldi et crée en 1992 « Operatorio » d’Éric BRABANT, une commande de l’État, dans le cadre de la biennale de l’Essonne. Il prend en 1994 la direction artistique du Chœur Montjoie, une solide institution parisienne, où, porté par la détermination et l’enthousiasme des choristes, il continue à œuvrer dans le bonheur, à tisser les liens dont la musique est porteuse : liens entre les personnes, entre voix, entre amateurs et professionnels, entre chanteurs et instrumentistes, entre « classique » et « contemporains », entre les musiciens et leur public, convaincu que les pratiques « amateurs » sont une condition essentielle de la musique vivante.